Et Si…(#2) – Et si Cahuzac était Robin des bois ?
Austérité quand tu crois…
Faut croire que faire croître l’austérité fera revenir la croissance. Qui l’eut cru ? Ou qui y croit encore ? Jean-François Kahn, peut-être, quand il déclare, les mains crispées, la veine au cou, au soir de l’intervention de notre président, que rigueur et croissance sont évidemment et implacablement compatibles. Il y croit. Il en est idéologiquement persuadé. Dur comme fer. Tout le plateau le croit d’ailleurs. Là-dessus nous ne discuterons pas. Nous ne parlerons que de la com’ : François a-t-il voulu à 27mn32 avoir l’air d’un chef de guerre quand il a dit « je » en regardant Pujadas dans le fond du blanc des yeux et les sourcils à 45° ? Je vous le demande !
La croissance n’est donc envisageable que si rigueur est de mise. Mais la rigueur pour qui ? Pas pour ses évangélistes… Non, non, non… Pour ceux d’en bas : Les moches, les sales, les engourdis. Ceux qui refusent encore de comprendre que la souffrance est rédemptrice. Pas de crises au paradis mes frères ! Mater Dolorosa !
Ouais, nous, on n’a pas fait l’ENA. On n’a pas fait HEC. On n’est pas normalien…. Mais on a lu la quatrième de couv’ du Capital ! Et Z’êtes sans doute mal tombé parce qu’on n’avale pas vos salades. On a bien compris que l’économie ça se pense « global ». Que si tu baisses le pouvoir d’achat des salariés, ils consommeront moins - entraînant une baisse des recettes des entreprises - entraînant des vagues de licenciement - entraînant une baisse de consommation – entrainant une baisse du pouvoir d’achat etc. etc. etc.
La spirale infernale de l’austérité est en marche. Comment ne le voient-ils pas ? Considèrent-ils dans leurs tableaux Excel que consommateurs et salariés soient 2 socio-types différents ? Ou ne pensent-ils à rien d’autre qu’à poursuivre leur croisade néo-libérale coûte que coûte, par pur obscurantisme fanatique et comptable ?
Chers prêtres d’un nouveau monde où Roi Marché gouverne,
Entendez notre cri : Nous n’accepterons jamais vos conditions.




