Violences urbaines, les raisons de la colère (documentaire)

Le 9 novembre dernier, Arte Thema réservait sa seconde partie de soirée à l’étude des nombreuses révoltes qui ont fleuri ces dernières années à travers le globe. La soirée se nommait : Révoltes urbaines, au delà des préjugés.

Dans le second documentaire diffusé, les réalisateurs Samuel Luret et Damien Vercarmer, reviennent sur le sentiment d’exclusion qui a embrasé la jeunesse dans de nombreux pays « occidentaux ». Ce sentiment qui a conduit aux émeutes dans les banlieues françaises à l’automne 2005 , cette incompréhension transformée en colère que l’on retrouvait également à Copenhague en 2007 ou à Athènes en 2008.

L’enquête se déroule en Grèce, au Danemark et en Chine, les réalisateurs sont allés à la rencontre des protagonistes des mouvements et recueillent tour à tour leurs verbatims.

Noir Désir, Brigitte Fontaine – L’Europe

Les sangliers sont lachés
Je répète :
les sangliers sont lachés.

Les petits patrons font les grandes rivières de diamant.
Deux fois.

Les roses de l’Europe sont le festin de Satan.
Je répète :
les roses de l’Europe sont le festin de Satan.

Nous travaillons actuellement pour l’Europe.
Nous travaillons actuellement pour l’Europe.
Nous travaillons actuellement pour l’Europe.
Nous travaillons actuellement pour l’Europe.
Voire pour le monde.

Chère vieille Europe, cher vieux continent, putain autoritaire,
aristocrate et libertaire, bourgeoise et ouvrière,
pourpre et pomponnée de grands siècles et colosses titubants.
Regarde tes épaules voûtées, pas moyen d’épousseter d’un seul geste,
d’un seul, les vieilles pellicules, les peaux mortes d’hier et tabula rasa…
D’ici on pourrait croire à de la pourriture noble et en suspention.
il flotte encore dans l’air de cette odeur de soufre. Sale vieille Europe,
celle qui entre deux guerres et même encore pendant caressait pour son bien
le ventre des pays de ses lointains ailleurs et la bite à la main
arrosait de son sperme les sexes autochtones.
On se relève de ça ? On se relève de tout même des chutes sans fond.
Nous avons su monter nous avons su descendre, nous pouvons arrêter
et nous pouvons reprendre…
Europe des lumières ou alors des ténèbres ;
à peine des lucioles dans les théâtres d’ombre.
A peine une étincelle dans la nuit qui s’installe et puis se ressaisit,
et puis l’aube nouvelle, après les crimes d’enfance,
les erreurs de jeunesse on n’arrache plus les ailes des libellules d’or.

Nous travaillons actuellement pour l’Europe.
Voire pour le monde.

Amnistie, amnistie ou alors amnésie, qu’est-ce que vous volez que ça foute,
de toutes façons il faut bien avancer, pressons le pas camarade
et puis réalisons réalisons, il en restera toujours quelque chose allez !
Matérialiste alors ça fait qu’au moins on est sûr de n’pas de tromper,
et du tangible alors jusqu’à l’indigestion, du rationnel alors
et jusqu’à en crever, des logiques implacables mais toujours pas de sens…
Eh princesse de l’Histoire dans sa marche forcée,
on finit par se perdre en passant sous tes arches multiséculaires.

Voire pour le monde.
Nous travaillons actuellement pour l’Europe.

On est passé de tes arcanes passées, passé de tes arcanes passées,
on est passé de tes arcanes passées, aux charmes technocrates…
Alors l’Europe alors l’Europe alors l’Europe.
Bruxelles, Schengen, Stasbourg, Maastricht, PIB, PIB, CEE, Euratom, OCDE et GATT.
Protégez-nous marché de cet AMI commun d’un monde si petit.
Euromonnaie unique, Nasdaq et CAC 40, orgiaque, idyllique, faites de la poésie,
soutenez la culture, produisez du spectacle et de l’entertainment
comme on dit chez nos frères d’Outre-Atlantique et toc anciens Européens,
nouveaux maîtres du monde pendant que le dragon asiatique rêve, fait ses étirements,
il est beau et puissant, crache du feu gentillement.
Pendant qu’Ernest Antoine Seillière fait son apparition et nous déclare sa flamme
il nous aime et nous dit :
 » Nous ne sommes pas comme les politiques soumis à la pression de la rue.  »
Et on entend au loin résonner les clameurs de la foule,
les beaux mouvements d’ensemble, les défilés glorieux et puis la lutte des classes.
Et maintenant c’est sérieux, eh bébé, c’est sérieux, on ne croit plus en rien,
nous montons de toutes pièces ce buisness et Basta, on chevauche pas Pégase
ça c’était pour l’extase c’est fini.
Extension, expansion si possible, mais pas de rêve à porter seulement des dynamiques.
D’abord la thune, bébé et le reste suivra et le reste viendra c’est ce qu’on dit
je crois en cette époque là bénie des globophages.
Chère vieille Europe, ta tête connaît à peine tes jambes qui souvent
ne comprennent pas tes bras comment ça marche encore déjà.
Comment ça marche un corps étranger à son corps on n’sait pas on s’en fout
on s’embrasse quand même et puis on a raison.
Sale vieille Europe, te souviens-tu de la force brutale, occident mal luné,
guerre brûlante, guerre froide, et enfin de guerre lasse et enfin de guerre lasse.

Nous travaillons actuellement pour l’Europe.

En veux-tu en voilà des écoles de la performance et voilà des patrons
créateurs du Global buisness dialogue ou Electronic commerce
pour s’asseoir en gloussant sur toutes les exceptions à commencer
par ce truc machin culturel.

Histoires de producteurs et de consommateurs, du producteur au consommateur,
du producteur au consommateur, et des intermédiaires à plus savoir qu’en foutre,
toute ton âme s’est usée sur ce chemin sans fin et sur ce va et vient on y va,
nous aussi, profiter, pas de raison, après tout ça ira,
on n’en aura pour tout le monde, y’en aura pour tout le monde,
on a dit pour tout le monde, pour tout le monde, pour tout l’monde et mon cul !

A quelle hauteur vas-tu ériger tes remparts ?
Où vas-tu repousser tes nouveaux murs d’enceinte ?

Quelque chose est resté en travers de la gorge et nous voulons cracher
c’est la moindre des choses mais vous pouvez, madame,
vous adresser à nous car tout n’est pas perdu non tout n’est pas perdu
de vos mythes d’aurore ici le soleil brille pour tous et on y croit.

Nous travaillons actuellement pour l’Europe.
Voire pour le monde.

Quelque chose est resté en travers de la gorge et nous voulons cracher
c’est la moindre des choses mais vous pouvez, madame,
vous adresser à nous car tout n’est pas perdu non tout n’est pas perdu
de vos mythes d’aurore ici le soleil brille pour tous et on y croit.

La vérole sur vos gueules
Je répète :
la vérole sur vos gueules.
Les soupirs de la sainte et les cris de la fée
ne sont plus entendus au banquet des banquiers.
Une fois.
La marmite de l’ermite est remplie de rubis.
Je répète :
la marmite de l’ermite est remplie de rubis.

La vieille Europe est la maquerelle des ballets roses.
Deux fois.
Quand les sirènes se taisent, les rapaces gueulent.
Le rouge et le noir des tortures sont les fleurs du mal.
Je répète :
le rouge et le noir des tortures sont les fleurs du mal.

Le jour de l’Occident est la nuit de l’Orient.
Deux fois.
Le jour de l’Occident est la nuit de l’Orient.

Je ne suis pas chauvine mais la France est quand même la reine des fromages.
Tryphon Tournesol est un zouave.
Six fois.
Le sang versé est la tasse de thé des géants de la foire.
Deux fois.
Il pleut des cordes sur la Concorde.
Il pleut des cordes sur la Concorde.
Les petites filles modèles sont les élues de l’Europe.
Je répète :
les petites filles modèles sont les élues de l’Europe.
Merde à la sûreté.
Deux fois.
La folie des grandeurs tue les merles moqueurs.
Je répète :
la folie des grandeurs tue les merles moqueurs.
Si vous ne trouvez plus rien cherchez autre chose.

Paix en Suisse.
Je répète :
paix en Suisse.
Les noces de sang incendient l’horizon.
Deux fois.
Le rimel de l’Europe coule sur les plastrons.
Deux fois.

La vie commence maintenant, et maintenant, et maintenant.

L’Europe est une petite déesse mortelle.
Deux fois.

L’enfance de l’art est un lever de soleil.
Je répète :
l’enfance de l’art est un lever de soleil.

Nous travaillons actuellement pour l’Europe…

Goldman Sachs, les nouveaux maîtres du monde (documentaire)

Jean-Luc Léon, réalisateur du documentaire diffusé sur Canal+, est allé à la rencontre de différents spécialistes de la « banque d’investissement », Goldman Sachs. Ceux-ci l’ont tous étudié de près voire ont travaillé directement en collaboration avec la banque. Ce documentaire raconte et tente d’expliquer comment les banquiers de Goldman Sachs ont au cours des 20 dernières années réussi à envahir tous les lieux de pouvoir et d’influence, qu’ils soient situés en Europe, aux USA ou dans le reste du monde.

Si vous n’avez pas le temps de tout regarder, nous vous conseillons d’écouter le témoignage, à la 42ème minute et 27 secondes, de Chris Hedges. Cet intellectuel américain, ancien correspondant de guerre et lauréat du prix Pulitzer, qui a démissionné du New-York Times pour garder son entière liberté, témoigne des pratiques et de la mentalité globale des banquiers de Goldman Sachs (et des autres banques too big to fail). Il choisit sciemment un angle plus politique et propose de mettre en exergue la déviance aristocratique de la démocratie actuelle contrôlée par les plus grands financiers et leur vision affranchie d’oligarchie capitalistique mondiale.

Damien Saez – Victoire de la musique 2009 : Un jour le peuple se lèvera !

Tes Parents sous anxiolytique, dans les mines modernes
Faut du gazole dans la bagnole, renter la thune dans ta compagnie
Des bénéfices aux actionnaires et toi qui galères pour payer des fringues à tes mômes
Que t’es triste à mourir
La jeunesse est au shit, à la C., à la colle,
Dis-moi qu’est-ce qu’on lui offre qui vaille mieux que ça,
Que l’appât du gain toujours encore, de l’avoir sur nos êtres
Nous n’avons plus de rêves que celui d’oublier
Tu les as vu les autres,
Ils ont le regard pauvre, plein de sous dans leur poches,
La commission qu’ils se sont faite pour le crédit de leur bagnole,
Ils sont en Porsche ou en Aston, toujours accompagnés d’une conne
ils ont le regard de la mort, le regard de la mort,
L’obscurantisme décidément fait des petits de jours en jours,
C’est sûr eux, ils brûlent pas de bagnoles
Pendant qu’ils font des farandoles dans leurs putains de boites de nuit ,
Dans leur putain d’assemblées,
C’est sur qu’ils font partie de la communauté

Servir à soif à qui a faim
Prôner le vide à qui est plein
Et faire l’amour à des corps sourds
Pourquoi faudrait-il que l’on s’aime
Pourquoi faut-il qu’on s’en souvienne
Quand ça rend le cerveau trop lourd
Servir des rires à qui à peine
Et se jeter sous des poids, lourds
S’effiler au fil du rasoir
Se pendre à coup de corps perdus
Évadez-moi … Embrasons- nous…
Me voir devenir mort quand la chair est à vif
Dans les combats de tigres passer entre les griffes
Et sentir dans la veine qu’on est proche de Dieu
Et puis sentir la haine qui me monte aux yeux
Mes cris dans le silence ne me ramènent plus
Qu’à de tristes équations, à de tristes inconnues
Que je connais trop bien la déchire et la viande
Qu’on serre entre ses bras ou qu’on coupe au couteau
S’effiler au fil du rasoir
Se pendre à bout de corps perdus
Evadez, évadez, évadez, évadez-moi !
Embrasons, embrasons, Embrasons, embrasons-nous.
Au devant les supplices c’est le cœur qui crie
Pour foncer dans le tas, les barrages de police
Avec moi les fantômes aux ombres invincibles
Devenir invisible pour mieux toucher la cible
Y’a pas d’ordre qui tienne, s’il y pas le désordre
Y’a pas la liberté, si t’es pas prisonnier
Evadez, évadez, évadez, évadez-moi,
Embrasons, Embrassons, Embrassons, Embrasons-nous
Ils n’ont que l’argent à la bouche. Il n’y a que l’argent qui les touche
Il y a des dollars sur leur bavoir, sûr qu’ils en ont à nous en vendre , de la connerie
Moi je dis que celui qui s’achète une action a du sang sur les mains
Celui d’un ouvrier à l’autre bout du monde qu’on renverra chez lui, En lui disant merci
Mais il faut gagner plus, Mais il faut gagner plus, Mais il faut gagner plus
De l’or, de l’or, toujours on veut de l’or, de l’or, de l’or, toujours on veut de l’or
Il rentrera chez lui, annoncer à sa femme,
Qu’il nous quittera bientôt, qu’il n’a plus rien
Tu rentreras chez toi, annoncer à ta femme, connard , que tu n’as plus rien, que tu n’as plus rien.
Il est où le procès , il est où le putain de procès
Allez brûlons la bourse, histoire de leur donner le change
Moi j’attends le procès
De ceux qui s’amusent avec des milliards
Des milliards de dollars, Des milliards de dollars
Pauvres petits cons
TOTAL, 12 Milliards de bénéfices,
12 putains de Milliards de bénéfices,
Sûr, si tu voles un putain de portable, tu prendras 2 ans
Sûr si tu payes pas ton putain de loyer, ils t’enverront l’huissier
Mais si tu prends des milliards, allez sert la main aux politiques
On veut les voir en tôle
Je ne vois qu’un royaume : Démocratie
Démocratie, mon cul,
T’en as pas marre
Toi putain de peuple
Qu’on te fasse le cul
A chaque coin de rue
T’en a pas marre
Je ne vois que la rage
De ceux qui n’ont plus rien
La tête au fond des chiottes
A chercher l’oxygène
Un jour, un jour
Le peuple se lèvera !

La city de Londres, la finance en eaux troubles (documentaire)

Antre historique du capitalisme, la City est bien plus qu’un quartier de Londres, le quartier des affaires est depuis bien longtemps une ville à part entière, avec son maire élu et ses propres lois. La City,  plaque tournante des capitaux mondiaux, voit transiter chaque jour dans ses banques des milliards d’euros (et de Dollars) pour atterrir par la suite dans les paradis fiscaux du monde entier (découvrir l’optimisation fiscale pratiquée par google). Ces 52 minutes vous font découvrir les resorts historiques et les méthodes actuelles pratiquées dans la City londonienne.